Choc de communication entre notre page Facebook et notre blog, nous héritons de deux sujets au lieu d'un.
Comme Gi propose les moutons et autres bêtes à cornes pour mai, je vous propose un sujet intermédiaire pour avril.

Actuellement en master d'arts plastiques à la Sorbonne, je rédige un de mes mémoires sur la peinture des corps.

Je me permets de vous en délivrer un extrait :

La publicité et les médias offrent une représentation du corps des femmes répondant aux diktats de la société de consommation. Des femmes jeunes, minces, grandes, blanches, épilées. Des images fantasmées, construites sur les seuls fondements du désir hétéro-masculin, destinées à engendrer des frustrations profondes, tant chez les hommes que chez les femmes, et qui seront consolées dans une consommation de substitution. Ces images sont censées représenter le beau. Mais comme le relève Baudrillard, « la beauté fonctionnelle du mannequin est dans la ligne, jamais dans l’expression. Elle est même et surtout absence d’expression ».

Nombreux sont les artistes à s’élever contre l’uniformisation mercatique du corps afin de questionner l’appartenance du corps des femmes, ainsi que les normes qui l'entourent.  Telle est ma proposition de sujet : donner à voir des corps différents, ou des corps différemment, hors du marché aux corps standardisés.

Si cette réflexion vous inspire, vous pouvez envoyer vos travaux avant le 20 avril prochain à : anne.marlangeon@free.fr

67Niki de Saint Phalle